Revue de presse: L’Inde, Elle et Lui, de Viviane Capt & Samuel Socquet

Articles de presse parus à propos de Un goût d’encens et de danse. L’Inde, Elle et Lui de Viviane Capt et Samuel Socquet (Edition Ouverture, collection « Son mot à dire », 2013)

 

un_gout_d_encens_et_de_danse_Couv_Socquet-CaptPSYCHOLOGIES MAGAZINE

À Santiniketan, dans la campagne du nord-est de l’Inde, où ils ont vécu et créé des spectacles, Viviane et Samuel décident de faire le point en se lisant l’un à l’autre leurs premières impressions sur ce pays qu’ils ont découvert ensemble et où ils se sont mariés.

Un regard croisé en forme de miroir, dont la sincérité ne pourra que « parler » et donner des idées à ceux qui ne  savent pas comment faire  évoluer leur couple.

Critique parue en septembre 2013 dans Psychologies Magazine

 

CHRONIQUES DE L’IMAGINAIRE

Une des dernières parutions des éditions Ouverture de ce printemps nous fait voyager jusqu’en Inde en compagnie de deux auteurs qui prennent la parole tour à tour pour partager leur vécu. C’est un très joli petit livre au format poche, illustré de très belles photos. La présentation est aérée et claire, un petit carnet très agréable à emmener en vacances ou simplement sur un banc au bord du lac.
Les auteurs ne se désignent jamais par leur prénom mais par leur initiale, S et V et les paragraphes se succèdent en donnant la parole à l’un ou l’autre, désigné par Elle et Lui.
Viviane Capt est enseignante dans un gymnase lausannois, elle écrit par ailleurs une thèse de doctorat sur la danse sacrée en Inde. Elle décide donc de partir dans une université indienne durant un certain temps. Son compagnon, Samuel Socquet est écrivain et vit à Paris. Il a déjà vécu à l’étranger pour son travail. Il s’enthousiasme pour le projet de Viviane, mais désire partir pour une longue durée, d’un an minimum, mais peut-être trois ou cinq ans. Il décide d’étudier le chant indien et de se lancer dans des projets d’écriture personnels et non alimentaires durant cette période.
Mise en page 1

Et voici notre couple de jeunes mariés qui débarque de l’avion à Kolkata (Calcutta) et prend un taxi pour se rendre à la gare. Le livre commence comme un récit de voyage classique avec le trajet en taxi, la nuit dans un hôtel et le voyage en train jusqu’à Bolpur. Mais très rapidement, on voit qu’il ne s’agit pas d’un vrai récit de voyage. Le centre du récit n’est pas tant l’Inde que le vécu et le ressenti des auteurs face à cette expérience.
Et s’il restait dans un coin de votre tête un vieux rêve hippie à propos des merveilles de l’Inde, comptez sur les auteurs pour le doucher à l’eau froide. L’Inde qu’ils nous présentent ne fait vraiment pas rêver, sauf peut-être les lecteurs un peu masochistes. Ce n’est pas un pays de rêve qu’ils nous font découvrir, mais le brutal choc des cultures que peuvent ressentir des Occidentaux, même avec le goût du voyage, de la découverte et des autres.
On assiste à leur marathon pour s’inscrire à l’université, à la difficulté de s’installer dans un pays très très chaud, humide et sale. Viviane souffre de troubles alimentaires et n’arrive pas à s’adapter à la cuisine locale, c’est la course pour trouver du lait écrémé, des yogourts et de l’assugrine. Elle souffre beaucoup au début et son mari s’épuise, ne comprend pas ses difficultés d’adaptation. Il n’a pas choisi de tout quitter pour retrouver la même vie qu’en Europe. Elle se lie avec d’autres artistes, indiens ou européens et finit par s’habituer à cette vie.
Et c’est au tour de Samuel d’entrer en crise. Il s’est adapté aux conditions extérieures assez facilement, mais au bout de quelques mois, il se demande ce qu’il est venu chercher si loin, ses études de chant ne le comblent pas et surtout l’inspiration littéraire ne vient pas. Il voulait prendre du temps pour un projet d’écriture personnel, il a beaucoup de temps, mais s’est coupé des autres et n’arrive pas à écrire.
Leur couple est en crise, ils sont presque tout le temps ensemble, mais n’ont jamais été si loin l’un de l’autre. Ils trouveront la force de se battre pour la survie de leur couple. Le livre s’achève au bout d’un an, les crises semblent surmontées et ils ont enfin trouvé leur place dans leur projet.
C’est un très beau livre et un magnifique témoignage d’amour. La réalité est plus belle que les rêves et ils ont puisé une force de vie nouvelle dans cette année passée en Inde. Il n’y a aucune chronologie et on ne sait pas de quand date ce voyage et ni combien de temps a duré leur séjour dont on partage une année.
Critique parue dans Les Chroniques de l’imaginaire.

 

"Un goût d'encens et de danse. L'Inde, Elle et Lui", de Viviane Capt & Samuel Socquet (Ed. Ouverture)
« Un goût d’encens et de danse. L’Inde, Elle et Lui », de Viviane Capt & Samuel Socquet (Ed. Ouverture)

L’EDEN DES REVES

Ceci est un petit, toooooout petit livre qu’un collègue à ma Maman a décidé de me passer, et je me suis dit, why not, après tout, qui ne tente rien n’a rien…
Je ne savais pas trop sur quoi j’allais tomber avec ce petit bouquin totalement inconnu au bataillon. Alors, je vous préviens, la chronique risque d’être courte, à l’image du livre…

Dans ces quelques pages, nous suivons V. et S., mariés, qui décident de faire un long voyage en Inde, pour apprendre la danse pour elle et le chant pour lui. Mais depuis la France ou la Suisse, ça fait un gros changement… ils doivent apprendre à vivre ensemble pour de bon, eux qui naviguaient entre l’appartement de l’un et celui de l’autre, ils doivent faire aussi avec une nouvelle culture bien différente de la nôtre…

J’avoue avoir été déroutée par ce livre. Autant, il y avait des moments où ces « instantanés » de la vie de S et V me troublaient et me rebutaient, autant j’ai apprécié le voyage. Je ne sais pas, il y a une certaine poésie dans la manière dont les auteurs s’expriment, et ça vous berce, en quelque sorte. La situation n’a rien de drôle, par moments, et on s’inquiète même, parce qu’un récit à deux voix vous permet toujours de vous inquiéter pour les protagonistes de l’histoire.

Je n’ai pas compris le final de tout ce petit carnet, j’ai découvert une autre culture, une manière d’appréhender l’autre, au travers de ces petits instantanés qui nous sont offerts, tant avec les images qui sont laissées dans le livre que dans les scènes décrites. J’ai apprécié, oui, je l’admets, mais je suis restée aussi perplexe. C’était agréable, mais c’est loin d’être ce que je lirais tous les jours. Certes on a une recherche de soi, de l’autre, on voit le monde avec un autre oeil, m’enfin… tout de même…

Enfin bref, vous l’aurez compris, mon avis ne sert pas à grand-chose, ce petit bouquin vous sert à découvrir un peu l’Inde, à voir une petite histoire d’amour, si on veut, avec une poésie dans les mots qui n’est pas négligeable et qui au contraire [qui] vous transporte, puisque je ne regrette pas ma lecture et qu’au contraire, j’y ai pris du plaisir!
Ce sera un… 14/20 pour moi. Voilà, je vous avais dit, chronique courte!

Critique parue le 28.10.2013 dans L’Eden des Rêves.

 

Sujets

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *