Reportages sur les rencontres amoureuses: à 25 ou à 75 ans, rencontrer lʹâme sœur ou un.e partenaire dʹun soir est un enjeu majeur pour une large part des 27% de la population qui est célibataire. Mais comment faire des rencontres et comment faire couple dans notre société individualiste et numérique, où même lʹamour est soumis aux lois des algorithmes ? Entre espoirs déçus et « dating fatigue », les applis de rencontres fascinent de moins en moins. Certain.es franchissent donc à nouveau la porte dʹune agence matrimoniale ou se tournent vers le speed dating. Alors que Pro Senectute organise des soirées rencontres amoureuses et dégustation de vin pour les seniors, dans la génération Z, on consulte ChatGPT ou dʹautres intelligences artificielles pour décrypter ses émois amoureux et communiquer avec lʹêtre aimé.
Ces reportages de Samuel Socquet, réalisés par Didier Rossat et produits par Laurence Difélix, ont été diffusés sur RTS-1ère.
Crever l’écran (Rencontres amoureuses 1/5)
Peut-on se passer du numérique dans nos histoires d’amour ? En réponse à la lassitude générée par les applications de rencontres, les offres de sortie pour célibataires se multiplient. A Genève, une dizaine d’hommes et de femmes de 25 à 40 ans cherchent l’amour dans un bar où Nina Maurer, fondatrice de Social Circle, organise un speed dating. De leur côté, Ambre et Lou, deux amies dans la vingtaine, confient à l’IA la rédaction de leurs messages amoureux et le décryptage de leurs états émotionnels.
Un match à la Tinder (Rencontres amoureuses 2/5)
A Genève, Emmanuelle et Nicolas, la cinquantaine, inscrit.es sur Tinder se rencontrent pour la première fois dans un parc. Ensemble, les deux célibataires partagent leurs espoirs et leurs désillusions sur les applications de rencontres et tentent de percer la mécanique du « match », des « like » et du « ghosting« .
De l’amour dans son vin (Rencontres amoureuses 3/5)
Comment concilier la liberté du célibat et la complicité de la vie de couple quand on est senior? Réunis à Chexbre, en Lavaux, par Pro Senectute Vaud dans la cave de Christophe Francey pour une soirée « dégustation et rencontres amoureuses », des seniors racontent leur quête de partenaire après, parfois, des décennies de mariage. Et à cet âge, les attentes des hommes et des femmes ne sont souvent pas compatibles.
Retour à l’agence (Rencontres amoureuses 4/5)
Depuis qu’elle a fondé Destin à 2 il y a vingt-sept ans, Jacqueline Dubey a provoqué des centaines de rencontres amoureuses sans algorithmes. Annick, la cinquantaine, a rencontré deux hommes grâce aux services de Jacqueline. Mais les agences matrimoniales exigent un certain budget et beaucoup de patience.
Le théâtre de la drague (Rencontres amoureuses 5/5)
À l’École supérieure de théâtre des Teintureries à Lausanne, des étudiant.es répètent des scènes d’amour: Strindberg, Marivaux, Racine. Mais ces jeunes adultes connaissent aussi les échanges beaucoup plus directs, économes, brutaux parfois, qui voyagent sur Tinder. L’application, qui réunit les êtres d’abord par l’écrit, est-elle en train de réinventer la langue de l’amour? Rediffusion d’un reportage d’Arnaud Robert du 4.06.20 réalisé par Didier Rossat et produit par Véronique Marti, à écouter sur le site de RTS-1ère
Les échos de Vacarme
Pour revenir sur ces 5 reportages et sur les messages qu’auditrices et auditeurs ont laissé sur le répondeur de l’émission, la productrice de la série Laurence Difélix reçoit Christian Rollini, sexologue et psychiatre, fondateur de la Swiss Society of Sexology et Claire Balleys, sociologue de la jeunesse et des pratiques numériques, professeure à lʹUniversité de Genève et directrice de Medialab
Philippe Gilbert, socio-anthropologue, collaborateur scientifique au Centre intercantonal d’information sur les croyances (CIC) et Philippe Gonzales, sociologue des religions, maître d’enseignement et de recherche à la Faculté des sciences sociales et politiques de lʹUNIL.
Cette série de reportages A deux, c’est vraiment mieux? a été tournée et montée par Samuel Socquet pendant l’été 2026, réalisée par Didier Rossat et produite par Laurence Difélix. Les reportages ont été diffusés pour la première fois sur la radio de service public RTS-1ère du 21 au 25 septembre 2026. L’émission Les Echos de Vacarme a été diffusée le 27 septembre 2026.
Photo d’illustration: Une femme et un homme dansent sur la scène du studio Le Regard du cygne, festival Signes d’automne, Paris © Samuel Socquet, 2013.